Trois plans « chocolat »

Un renne à croquer

Il y a différentes façon de satisfaire son addiction au chocolat, une drogue heureusement très douce mais dont il ne faut cependant pas abuser sous peine de bourrelets disgracieux, de « mal au coeur » voir de « crise de foie». La première approche est proposée par Chocolat Mathez, une société angevine fondée en 1934 par le Suisse Alaüs Mathez et reprise en 1996 par Eric Fischer, un entrepreneur qui, dit-on, a fait ses armes dans un tout autre secteur mais qui doit être un sérieux gourmand. Il a balayé le catalogue – classique – existant pour spécialiser son acquisition dans un seul produit, inventé en 1895 par le confiseur français Louis Dufour : la truffe. Cette « crotte » que l’on peut accommoder de plein de façons différentes et qui a la malheureuse habitude de trahir ceux qui se servent sans rien dire à personne (attention, la poudre de cacao laisse de belles empreintes digitales !!!), est devenue la spécialité de la maison. Mathez aurait aujourd’hui à son actif plus d’une quarantaine de recettes en chocolat noir ou blanc, des produits bio et équitable, et même des truffes halal ou casher, ce qui permet astucieusement d’élargir le spectre du péché de gourmandise aux trois grandes religions monothéistes. Mathez rencontre le succès, en France comme à l’étranger (40 pays, 80% de l’activité !), et relance chaque année l’intérêt pour la marque avec de nouvelles « collections » présentées en boîte carton ou métallique.

Les quatre nouvelles saveurs en boîte métal
2 saveurs de plus en boîte carton

Cette année, la série Happy Box, déjà déclinée en truffes natures, pétillantes, cookies, caramel et pralinées accueille l’orange avec de vrais zestes tandis que la nouvelle gamme Les Parisiens, en packaging métal illustré de monuments de la Capitale, propose quatre saveurs : nature, fèves de cacao, praliné et cognac. Bien qu’un peu trop sucrés à mon goût, deux boîtes de ces délices n’ont pas duré plus d’une semaine, c’est dire. Plus d’informations sur www.mathez.fr.

Le cornet spécial Noël

Autre approche, celle de l’Atelier du Chocolat, fondé à Bayonne en 1951 par Joseph et Madeleine Andrieu, repris par le fils et la belle fille en 1982 et dont la destinée est aux mains de Catherine Vinuales depuis 2014. L’espace unique originel, mi-boutique, mi chocolaterie, est devenu une mini chaîne de 32 magasins, toujours sous la même enseigne, auxquels s’ajoutent deux antennes, à Doha (Qatar) et au Koweit. Le concept est toujours le même, fondé sur des valeurs – amour du métier, exigence de qualité, créativité et générosité dit le dossier de presse – et se concrétise par le fameux bouquet composé de bris de feuilles de chocolat de diverses compositions (y compris au piment d’Espelette) présentés en cornets préparés à l’avance ou confectionnés à la demande en boutique selon les goûts et les choix du client. La maison fabrique aussi des bonbons, des bouchées et autres mignardises au cacao que l’Atelier n’hésite pas à qualifier sans scrupule de « délicieusement addictives ».

Des boules de Noël à sucer sans modération

Tous les chocolats de le maison sont 100% pur beurre de cacao, sans aucune matière grasse additionnelle, et les fèves sont minutieusement sélectionnées et assemblées comme par exemple dans le noir Kiretsa (teneur 70%, origines Equateur, Sao Tomé et Côte d’Ivoire) ou le laiteux Exnia (teneur 37%, origines Côte d’Ivoire et Ghana). Autant dire, là aussi, que les échantillons n’ont pas eu le temps de fondre au soleil. Plus d’informations sur www.atelierduchocolat.fr.

Faire son chocolat chez soi comme les pros

Enfin, dernière expérience nettement plus ambitieuse, celle du fait maison. Au fou ! direz-vous. Non, au four, grâce au micro-ondes Max Chocolat de Whirlpool, l’appareil « expert en douceurs chocolatées » dit la notice. Le micro-onde, à la couleur adéquate, est spécialement conçu pour les « camés graves » de la chose puisqu’il intègre 5 modes préprogrammés pour cuire ce produit complexe sans risque de tout rater. Il peut enfourner des plats de 28 cm et est livré avec un bol en silicone haute qualité et un livre de recettes évidemment très orientées. Comme sur d’autres produits semblables de la marque, le Max Chocolat s’affiche en digital, possède des commandes simples et tactiles, la fonction Crips pour faire un moelleux en 6 minutes mais aussi un rôti de boeuf de 1 kg en 10 minutes (Eh oui on peut aussi cuire d’autres choses, heureusement), un Gril Quartz pour accélérer la montée en température et un mode Jet Defrost pour décongeler 7 fois plus vite que la normale. Evidemment, se lancer dans l’aventure du chocolat maison se réfléchit à deux fois car il faut nettement plus de temps pour préparer que pour manger le résultat, mais pour certains courageux c’est la garantie de quadrupler au moins son plaisir : en humant, en se suçant les doigt, en léchant les ustensiles et en dégustant le produit en guise d’extase finale. Plus d’informations sur www.whirlpool.fr.

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